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Le lieu de Cubières, (Cupiera <
?latin cupa = coupe), cuvette arrosée par 3 ruisseaux le
Cinoble, l'Embourdier et le Saouzé, rejoignant l'Agly, a dû susciter
naturellement l'implantation de l'homme sur son territoire depuis la nuit
des temps.
Les nombreux fossiles et silex, les
différentes grottes environnantes, ses Dolmens, les vestiges d'ouvrages
d'époque gallo-romaine témoignent d'une occupation de civilisations
successives dont on retrouve quelques signes aux détours de promenades.
Ce que l'on connaît de l'histoire
de CUBIERES découle principalement des textes d'archives liés à l'
abbaye du IXe siècle, dont on
perd toute trace d'activité après 1639 et des récits de l'inquisition
révélant certains épisodes de l'histoire du dernier parfait cathare
BELIBASTE
né vers 1280 à
Cubières.
Il n'y avait pas de château
seigneurial à Cubières mais une grande maison aux allures de manoir y est
appelée "le château". C'est un exemple de ces maisons de gentilhomme,
défendues par de solides portes, aux fenêtres munies de grille et percées
de quelques ouvertures de tir, qui apparaissent vers le seizième siècle et
appelées "Maisons Fortes". Celle de Cubières semble plus récente et a dû
être construite après la disparition du monastère, après le milieu du dix
septième siècle.
Le style de cette maison forte, la
disparition de l'abbaye, les traces de destruction par le feu,
l'orientation sud / nord de l'église reconstruite, sont des éléments parmi
d'autres qui contribuent à la thèse d'une présence protestante sur le
village au cours du 16 ou 17ème siècle
Le village s'est reconstruit sur
le site de l'abbaye et le nom de CUBIERES a pris sa forme actuelle vers
1781, ses habitants se nomment "les Cubiérols et les Cubiéroles".
Comme l'indique l'extrait du
dictionnaire géographique des communes de l'Aude, le village comptait près
de 300 habitants au 19ème siècle, il n'en recense que 74 aujourd'hui. ( 64
en 1999)
Le territoire de la commune est
assez étendu ( environ 1500 ha) et comprend des hameaux qui ont
progressivement été laissé à l'abandon jusqu'à disparaître pour certains ,
d'autres comme les Baillessats (?< vails= de la vallée, ou < valat =
fossé) regroupent de nos jours près de 30 personnes; quelques
habitats dispersés indiquent l'existence d'anciennes fermes et de lieux
habités en dehors du village actuel et qui devaient certainement
prospérer autour de l'abbaye en bénéficiant de larges pâturages.
Les communications ne se faisaient
principalement que dans l'axe est/ ouest; en empruntant l'ancienne
route de Tuchan à Peyrolles par Rennes les Bains, aujourd'hui la
RD14, vers le nord un chemin rejoignait Fourtou, il n'est
aujourd'hui pas carrossable mais s'inscrit en chemin de randonnée, vers le
sud un étroit chemin de muletier permettait d'accéder aux gorges de
Galamus ( l'ancien chemin par les crêtes a été en partie aménagé pour
le circuit du sentier cathare et du GR 36 ) ; la route actuelle RD 10
traversant les gorges n'a été ouverte à la circulation qu'à la fin du
19ème siècle.
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